Saint-Aignan-Grandlieu En état d'ivresse, ils sèment les gendarmes au volant de leur voiturette sans permis

Ils ont réussi à filer, ivres, à bord d'une voiturette sans permis et à échapper aux gendarmes. L'histoire de deux jeunes gens de 20 et 21 ans, condamnés par le tribunal de Nantes.

25/01/2017 à 18:07 par courrierderetz

Le tribunal a condamné les deux jeunes gens, jeudi 19 janvier, à Nantes.
Le tribunal a condamné les deux jeunes gens, jeudi 19 janvier, à Nantes.

Deux jeunes beaux-frères du Pellerin ont écopé, jeudi 19 janvier en comparution immédiate, de quatre et cinq mois de prison ferme, après avoir forcé un contrôle, mardi 17 janvier, et semé les gendarmes à bord de leur voiturette sans permis, alors qu’ils étaient complètement ivres, à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu.

L’un des deux jeunes prévenu, âgé de 21 ans, est parti directement en détention, bien qu’il n’ait pas eu de mandat de dépôt : le parquet avait décidé de lui faire exécuter deux mois de prison prononcés lors de l’une de ses huit précédentes condamnations. Et il est « fort probable » qu’il purge, dans la foulée, ses nouveaux cinq mois de prison, lui a confié la présidente.

Le deuxième prévenu, âgé de 20 ans, pour sa part, devra voir avec un juge d’application des peines (JAP) de quelle manière il pourra exécuter ses quatre mois d’emprisonnement (détention, semi-liberté, assignation à domicile avec bracelet électronique…) : il avait déjà cinq condamnations à son casier judiciaire. La dernière a été prononcée la veille de l’audience, en son absence, à Bordeaux… alors qu’il se trouvait encore en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie.

Ils volent une cabane pour enfants

Mardi soir, donc, ces deux jeunes avaient bu « trois packs de 24 bières, une bouteille de whisky et trois litres de rosé » à eux deux. Après avoir dérobé une cabane plastique pour enfants dans le jardin d’une assistante maternelle, ils avaient alors forcé deux voitures pour y découper les ceintures de sécurité, afin de pouvoir la sangler sur le toit de leur voiturette… et ainsi la ramener à leurs propres enfants, âgés de 3 et 18 mois.

Mais les gendarmes, alertés, s’étaient alors rendus sur place : au moment du contrôle, l’un des deux prévenus aurait « pris peur » en voyant l’arme d’un gendarme « pointée sur lui ». Il avait alors fait une brusque marche arrière, obligeant les militaires à s’écarter pour ne pas être percutés et engageant de facto une course-poursuite. Après avoir accidenté leur voiturette sans permis, ils s’étaient évaporés dans la nature… mais avaient été interpellés dès le lendemain à leur domicile.

Ils sont archi- et très défavorablement connus des brigades locales : ce sont des jeunes que les gendarmes ont l’habitude de pourchasser la nuit, parce qu’ils volent par-ci par-là », a expliqué, exaspéré, le procureur de la République.

« Trou noir »

À l’audience, l’un des deux prévenus a reconnu les faits, son beau-frère disant juste avoir eu « un trou noir » lors de la course-poursuite avec les gendarmes. « C’est du n’importe quoi, j’aurais dû rester à ma place », a convenu ce dernier. Surtout que lui et son beau-frère étaient sous le coup d’une mise à l’épreuve, suite à leurs précédentes condamnations.

« Vous avez volé l’outil de travail d’une assistante maternelle, mais aussi mis son agrément en péril : elle va devoir réparer immédiatement le grillage que vous avez plié, car sa maison n’est plus sécurisée », leur a rappelé la présidente. La professionnelle touchera ainsi 1 500 € de dommages et intérêts, alors qu’elle en voulait 4 000 ; il a par ailleurs été alloué 500 € à chacun des deux gendarmes qui avaient failli être blessés. Les propriétaires des deux voitures où avaient été découpées les ceintures de sécurité ne s’étaient eux pas constitués partie civile.

Le procureur de la République, de son côté, avait demandé au tribunal six mois de prison ferme et l’incarcération immédiate des deux prévenus. « Cela fait des années qu’on leur laisse des chances… Donc on va arrêter maintenant de dépenser l’énergie des gendarmes, des associations d’insertion et des services de probation, et les sanctionner une bonne fois pour toutes pour les nuisances qu’ils génèrent sur le secteur », avait insisté Thierry Rolland.

44860 Saint-Aignan-Grandlieu

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